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Un peu d'histoire
Écrit par Papy44   
11-11-2009
Article constitué à partir de "Les documents de l'Histoire", éditions HACHETTE

Lybie 1942 : Rommel contre-attaque

A la mi-janvier 1942 les avant-garde d’Auchinleck (8ème Armée) ont atteint le golfe de syrte et la Cyrénaïque paraît perdue pour les forces épuisées de Rommel. Mais le jeu du pendule, qui caractérise la guerre du Désert va se répéter : tandis que les forces de l’Axe reviennent vers leurs bases de Tripolitaine, la 8ème armée s’éloigne toujours davantage des siennes qui sont en Egypte.

Dans les deux camps, les pertes ont été très lourdes et il s’agit de savoir qui refera le plus vite ses forces. Cette fois allemands et italiens ont l’avantage de communications plus courtes et d’une meilleure protection de leurs convois grâce aux attaques contre Malte. L’Afrika Korps va être bientôt prête pour une nouvelle offensive.

La seconde offensive de Rommel en Cyrénaïque fut la répétition de celle de 1941. Il commença par une action contre les avant-postes alliés à « Mersa Brega » et à « Agedabia », qui ôta à la 8ème armée tout espoir d’envahir la Tripolitaine. Rommel voulait seulement retarder une offensive britannique en attaquant la 8ème armée avant qu’elle ne se concentra ; mais quand i l vit la confusion que son attaque avait provoquée, ignorant les ordres du haut commandement italien, il alimenta la poussée de ses panzers au point qu’une véritable offensive se développa, qui jeta la panique dans la 8ème armée. Cette fois pourtant, Rommel ne put aller jusqu’à Tobrouk, il fut arrêté à l’ouest de « Gazala ». Mais en trois semaines, il avait reconquis toute la Cyrénaïque occidentale. Une fois encore le » Renard du désert » avait fait des siennes.

carte des combats janvier-février 1942

Les combats de Gazala

De février à la mi-mai 1942, la guerre du désert marque une pause. Chaque camp refait ses forces. Mais Rommel est impatient d’achever la reconquête de la Cyrénaïque, et Churchill incite sans arrêt ses généraux à reprendre l’offensive. Rommel attaqua le premier, non sans imprudence, car il avait sous-estimé les risques, pour l’Afrika Korps, du manque d’eau et de carburant.

Sa capacité d’improvisation et sa volonté, mais aussi la passivité des chefs britanniques, lui évitèrent un désastre. Et il s’empara de Tobrouk, portant ainsi un coup sérieux au moral des Alliés et s’ouvrant le chemin vers le Nil et Suez, sur lequel il lança aussitôt ses chars : premier point un petit point sur la carte, nommé « El-Alamein » sur la route d’Alexandrie.

Les forces britanniques avaient à ce moment la supériorité numérique : 100 000 hommes avec 849 chars contre 90 000 hommes et 560 chars à Rommel. Mais ce dernier avait les meilleurs chars du moment et, surtout il disposait d’une supériorité aérienne écrasante. En outre, l’Afrika Korps était une formation relativement peu nombreuse mais d’une exceptionnelle qualité, grâce à l’habilité et à l’expérience de ses cadres.

De son côté la 8ème armée était alors un mélange de vétérans fatigués et de nouveaux venus qui n’avaient eu que peu de temps pour s’intégrer avant que n’éclate l’orage. Et quant à la fameuse « Gazala ligne » elle était conçue pour être un tremplin d’une prochaine offensive et non comme une position défensive profonde comprenant plusieurs lignes de fortifications.

En mai 1942 Rommel attaque, l’infanterie italienne exécuta d’abord une diversion puis le « Deutsches Afrika Korps » fut engagé dans une vaste manœuvre de flanc, qui déséquilibra la 8ème armée au cours de la nuit du 26 mai. Les allemands ne purent toutefois atteindre la côte, ce qui eut coupé les forces britanniques occupant la « Gazala ligne ». Ils se mirent alors sur la défensive, le dos aux champs de mines anglais. Ritchie pensa que l’Afrika Korps était coincée et qu’elle allait devoir se rendre. Mais les contre-attaques des britanniques furent trop directes et leurs chars tombèrent une fois encore dans les souricières que Rommel sut improviser. Ses réserves étant trop dispersées, Ritchie ne put s’opposer à une nouvelle action de flanc de Rommel, qui permit à celui-ci d’anéantir, l’une après l’autre, plusieurs brigades britanniques. Une fois de plus le « Renard du désert » avait su changer quasi défaite en victoire. Heureusement pour Ritchiela magnifique résistance de la 1ère brigade des Forces Française Libres, commandée par le général Koenig qui tenait la position de Bir-Hakeim, ne permit pas à Rommel d’exploiter immédiatement son succès.

Tandis qu’une partie de la 8ème armée se repliait vers la frontière égyptienne, le reste se réfugiait dans Tobrouk. L’Afrika Korps passa au sud de la ville, semblant foncer vers la frontière, puis se rabattit soudain vers le nord, prenant à revers les troupes de Tobrouk, avant que celles-ci n’eussent le temps d’organiser la défense. La garnison fut capturée presque au complet, et avec elle d’énormes dépots de véhicules et d’approvisionnements, qui allaient fournir à Rommel les moyens d’alimenter une offensive en profondeur.

Cependant à l’Est de la frontière, les unités épuisées du général Ritchie avaient commencé de se réorganiser. Dans une tentative désespérée pour stopper l’avance des forces de l’Axe, « Auchinleck » prit le commandement direct de la 8ème armée. Mais les défenses établies autour de « Marsa-Matruh » n’étaient pas de taille à enrayer la marche de Rommel, et les britanniques durent se replier sur « El-Alamein ». Cet étroit passage, entre le désert et la côte, devenait le seuil sur lequel allait se jouer le sort de la guerre du désert.

carte des combats mai 1942

 
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